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Le choeur (2ème partie)

Les Vitraux  Le choeur  Le choeur (suite)  Le bas-côté nord  Le mur du fond Le bas-côté sud

 

Les vitraux du choeur de notre église Saint-Nicolas

par Jacques Stasser, Président du Cercle d’Histoire de La Hulpe.

 

Retournons-nous du côté gauche du chœur pour découvrir le vitrail voisin de saint Nicolas.

On y découvre un homme, vêtu d'une peau de bête, tenant une croix de la main gauche et de la main droite une coupelle remplie d'eau qu'il verse sur la tête de l'autre personnage dont le torse est dénudé, le sommet de la tête dardé de rayons lumineux et dont les pieds sont dans l'eau. L'ensemble de la scène est surmonté par deux anges musiciens. Il s'agit bien entendu de Jean-Baptiste baptisant Jésus dans le Jourdain. Jean le Baptiste est traditionnellement représenté vêtu d'une peau de bête et tenant à la main un long bâton se terminant par une croix. Dans certaines autres figurations (tableaux ou statues), on le reconnaît également car il pointe un doigt vers le ciel signifiant par là que le personnage qu'il faut vénérer est le Christ et non lui-même. La scène est suffisamment explicite et ne fait pas mystère. Confirmation nous en est donnée, si besoin en était, par l'inscription latine mentionnée dans la partie inférieure du vitrail: J. B. Chevalier, pastor in La Hulpe sororque eius Ermelindis. Anno 1868 (en chiffres romains). Ce qui signifie : J. B. Chevalier, curé à La Hulpe et sa sœur Ermelinde. Année 1868.

C'est en effet le curé Chevalier (et sa soeur) qui ont offert ce vitrail à la paroisse, curé dont le prénom était... Jean- Baptiste!

Nous parlerons plus loin des deux personnages placés au bas du vitrail pour compléter la fenêtre agrandie, comme expliqué dans la 1ère partie.

Le vitrail central nous montre un homme rompant un morceau de pain devant deux personnages dont le visage est marqué par l'étonnement. Il est aisé d'y reconnaître le Christ apparaissant aux deux disciples d'Emmaüs qui le reconnaissent juste avant que Jésus ne disparaisse à leur regard. L'emplacement de ce vitrail est particulièrement bien choisi puisque, rappelons-le, il était situé juste au-dessus de l'autel et que cette scène symbolise en quelque sorte la consécration. Il a été offert grâce aux dons volontaires de paroissiens. D

eux détails curieux sont à observer. Tout d'abord, le dessin comporte une erreur: en effet, bien que l'apparition aux disciples ait lieu, d'après les Evangiles, très peu de temps après la résurrection et donc la crucifixion, les pieds et les mains de Jésus n'en portent plus les stigmates! Par ailleurs, notez sur la table un couteau dangereusement posé en équilibre instable et prêt à tomber si on en juge par la longue partie du manche qui en déborde! Cela signifie peut-être qu'il est inutile puisque Jésus a rompu le pain de ses mains.

Le dernier vitrail représente un homme montrant ses mains à un autre personnage, vitrail également surmonté par deux anges musiciens. Les mains et les pieds du personnage principal montrant les stigmates de la crucifixion, il ne fait aucun doute qu'il s'agisse du Christ et pour l'autre, on pense naturellement à saint Thomas dont on sait qu'absent lors d'une apparition du Christ aux apôtres, il n'avait cru à sa résurrection qu'en voyant ses plaies.

Le problème est qu'au bas du vitrail se lit le texte suivant: Offert par M. Jacques Baesen à la mémoire de son épouse née Adélaïde de Cellier de Vignière décédée à Bruxelles le 9 juillet 1863 et inhumée en ce lieu (leur pierre tombale est toujours visible sous ce vitrail mais à l'extérieur de l'église), texte orné des armoiries des deux familles. Pourquoi donc JACQUES Baesen aurait-il fait exécuter un vitrail représentant saint THOMAS? Pourtant, le personnage secondaire ne présente en rien les attributs traditionnels de saint Jacques, à savoir le bâton de pèlerin, le chapeau, la coquille... Alors quid?

C'est oublier un peu vite que les Evangiles nous parlent de deux saints Jacques: le Majeur et le Mineur. Si le Majeur est le Jacques de Compostelle représenté en pèlerin, le Mineur, un autre apôtre, cousin de Jésus, n'en a pas moins joué un rôle important comme premier évêque de Jérusalem. Dans "La Légende dorée", Jacques de Voragine nous rapporte qu'après la mort de Jésus sur la croix, Jacques aurait juré de ne plus se nourrir tant que le Christ ne serait pas ressuscité des morts.

Pour mettre fin à ce jeûne, Jésus lui est apparu et ce bref épisode est mentionné dans la première lettre de saint Paul aux Corinthiens, chapitre 15, verset 7 "Ensuite, il est apparu à Jacques, et plus tard à tous les apôtres". Cette petite phrase nous apporte la solution à notre énigme et confirme une fois de plus l'habitude des donateurs de faire représenter leur saint patron.

Venons-en maintenant aux quatre personnages ajoutés au bas des vitraux de saint Jean-Baptiste et de saint Jacques lors de leur agrandissement en 1910. Il s'agit de l'œuvre d'Arthur Wybo et ils représentent les 4 évangélistes reconnaissables à leur symbole respectif. De gauche à droite Mathieu accompagné d'un homme ailé, Jean accompagné de l'aigle, Luc avec le taureau et enfin Marc avec le lion. Ils tiennent tous un livre  et la plupart ont également une plume signifiant par là que ces livres ont été écrits de leur main.

Leurs symboles demandent une explication. Notre zodiaque comprend 12 signes qui ne sont pas d'égale importance. On compte en effet 4 grandes constellations et 8 petites et comme par hasard, les 4 plus grandes se placent chaque fois à trois mois d'intervalle. Il s'agit des constellations du Verseau, du Taureau, du Lion et du Scorpion (qui a chez nous remplacé l'Aigle du zodiaque des anciens), soit tous les symboles des évangélistes! Or, si nous assemblons ces 4 constellations, nous obtenons le sphinx ou tétramorphe: visage humain, corps de taureau, pattes de lion et ailes d'aigle. Le sphinx était symbole de la connaissance puisqu'il posait des énigmes à ceux qui voulaient pénétrer dans la ville de Thèbes. Il n'est donc pas interdit de penser qu'en reprenant cette symbolique antique, l'Eglise (en la personne d'Irénée de Lyon, au IIè siècle) ait voulu montrer que la connaissance passait par l'étude des Evangiles. Certains y voient aussi la représentation de 4 moments clés de la vie de Jésus: l'incarnation (l'homme), la tentation au désert (le lion), le sacrifice de la croix (le taureau, animal sacrificiel) et la montée aux cieux (l'aigle).

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