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Le choeur (1ère partie)

Les Vitraux  Le choeur  Le choeur (suite)  Le bas-côté nord  Le mur du fond Le bas-côté sud

 

Les vitraux du choeur de notre église Saint-Nicolas

par Jacques Stasser, Président du Cercle d’Histoire de La Hulpe.

 

Ceux-ci présentent une histoire assez mouvementée.

Il faut s'imaginer que, jusqu'en 1860, le chœur n'est éclairé que par 4 grandes verrières latérales, l'ouverture centrale, au-dessus de l'autel, n'existant pas. Cette année-là, le curé Jean-Baptiste Chevalier obtient du Conseil de Fabrique l'autorisation d'ouvrir une cinquième ouverture surplombant le maître-autel placé au fond du choeur car n'oublions pas qu'à cette époque le prêtre célèbre l'office dos aux fidèles. La présence de cet autel implique que cette fenêtre soit plus courte que les 4 autres. Aussi, pour des raisons d'harmonie, est-il décidé de raccourcir les autres verrières afin que les cinq aient la même dimension. Devant la partie inférieure des ouvertures latérales dorénavant maçonnées, le curé fait placer les statues de Sainte Anne, Saint Roch, Saint Augustin et Saint Joseph exécutées par le sculpteur Jacques de Braekeleer d'Anvers, le même qui réalisera la chaire de vérité. Toutes ces statues ont aujourd'hui disparu.
 
En 1868, les verrières latérales sont remplacées par des vitraux d'art, œuvre de Jean-Baptiste Capronnier, un des plus grand maîtres-verrier de son époque. Des vitraux signés de sa main se retrouvent dans la cathédrale Notre-Dame de Tournai ainsi qu'à Saints Michel et Gudule à Bruxelles. L'année suivante est placé le vitrail central, exécuté par le même artiste.
En 1906, sous le pastorat de l'abbé Louis Meurs, un grand chantier de restauration de l'église commence, initié par son prédécesseur l'abbé Louis-Joseph Legraive appelé cette année-là à d'autres fonctions et devant donc quitter La Hulpe. Ces travaux se terminent à la Toussaint 1907. Le chantier ne prévoyait pas de transformations au niveau du choeur et dès lors le contraste est saisissant entre les nefs soigneusement restaurées et le choeur dans un état pitoyable. L'abbé Meurs décide aussitôt de s'attaquer à la restauration du choeur.
 

En décapant les murs de celui-ci, sont remis au jour les encadrements d'origine des 4 verrières latérales et l'abbé Meurs décide de leur redonner leur dimension originelle. Mais les vitraux, qu'il n'est évidemment pas question de perdre, en deviennent trop petits! Un artifice est alors trouvé: pour les deux vitraux les plus latéraux, le sujet est recentré et entouré d'une grisaille de remplissage et pour les deux vitraux voisins du vitrail central, la partie inférieure dégagée est ornée de nouveaux personnages. Ces agrandissements sont exécutés par le maître-verrier Arthur Wybo en 1910. Depuis lors, les vitraux du chœur se présentent tels que nous les connaissons aujourd'hui.

Le premier vitrail à gauche représente un évêque avec à ses pieds une bassine de laquelle émergent trois enfants. Il s'agit de Saint Nicolas, patron de la paroisse. De nombreuses légendes émaillent la vie de Saint Nicolas mais celle des enfants est la plus connue. Trois enfants partis en promenade s'étaient égarés alors que le soir tombait. Voyant une lumière au loin, ils s'en approchent et arrivent à la chaumière d'un boucher qui accepte de les héberger pour la nuit. Mais aussitôt à l'intérieur, les enfants sont tués par le boucher qui les met au saloir. Quelques années plus tard, Saint Nicolas passant par là trouve également refuge chez le boucher. Celui-ci propose plusieurs mets différents au saint mais il les refuse tous, exigeant finalement les enfants mis au saloir. Effrayé, le boucher s'enfuit et Saint Nicolas ressuscite les trois bambins. Voilà pourquoi Saint Nicolas est le protecteur des enfants avec lesquels il est généralement représenté.

 

Il est revêtu des ornements d'un évêque puisqu'il était celui de Myre en Asie mineure (c'est-à-dire en Turquie). Il y est décédé et son cénotaphe est toujours visible dans l'antique cathédrale de Myre mais sa dépouille a été ramenée par des marins italiens à Bari, dans le sud de l'Italie, en 1087.

Les croisades, qui s'étirent entre 1100 et 1300, voient des milliers de chevaliers occidentaux s'embarquer pour l'Orient. Un des ports de départ est Brindisi, ville proche de Bari où le culte de Saint Nicolas s'était entre-temps fort développé. C'est ainsi, par l'intermédiaire des croisés revenus dans leurs terres, que la renommée de Saint Nicolas s'étend dans nos régions et voilà pourquoi notre église, qui date de 1200, soit au cœur de la période "croisée", est dédiée à aSaint Nicolas.

Le bas du vitrail porte l'inscription "A Wybo restauravit et ampliavit 1910. J. B. Capronnier pinxit 1868". Ce qui signifie: "A Wybo le restaura et l'agrandit en 1910. J. B. Capronnier le peignit en 1868". Ce que nous avons expliqué ci-dessus.
On trouve également aux pieds de Saint Nicolas une banderole portant l'inscription latine "Saint Nicolas priez pour nous".

Le premier vitrail du côté droit nous montre un autre évêque tenant d'une main sa crosse et de l'autre un cœur enflammé. Il s'agit de Saint Augustin, évêque d'Hippone (Afrique du Nord, évêché à cheval sur l'Algérie et la Tunisie), docteur de l'église et auteur de nombreux écrits : Les Confessions, La Cité de Dieu et De la Grâce sont les plus connus. Le cœur enflammé symbolise l'amour ardent pour Dieu et son prochain, l'amour étant pour Saint Augustin la composante essentielle d'une vie chrétienne.

Pourquoi Saint Augustin? La réponse nous est donnée par le blason qui souligne le vitrail: il s'agit des armoiries de la famille de Béthune, ornées de la devise "Spes in Deo non vana" soit "L'espérance en Dieu n'est pas vaine". Le marquis de Béthune est le bâtisseur du château "Solvay" en 1842. Il résidera à La Hulpe jusqu'en 1871 et sera membre du Conseil communal en tant qu'échevin. Il offre ce vitrail à la paroisse en 1868 et celui-ci représente saint Augustin parce que le marquis se prénomme Maximilien Auguste.
Le vitrail porte également l'inscription "J. B. Capronnier pinxit 1868".

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