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Mercredi 13 décembre à 20h30 à la Cure

réunion de préparation de la Messe de Noël des familles du 24 décembre à 18h00

 

Vous êtes les bienvenus, avec vos idées, pour que ce soit une belle célébration à vivre ensemble.

 

Pour les choristes du samedi soir: programme et partitions dans le répertoire. Ne pas oublier de s'identifier auparavant.

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Le bas-côté nord

Les Vitraux  Le choeur  Le choeur (suite)  Le bas-côté nord  Le mur du fond Le bas-côté sud

 

Les vitraux du bas côté nord de notre église Saint-Nicolas

par Jacques Stasser, Président du Cercle d’Histoire de La Hulpe.

 

Quittons à présent le chœur pour entamer notre tour de l'église par la gauche soit le bas-côté nord.

Nous voici devant l'autel latéral consacré à Marie, Reine de la Paix, érigé en 1920 pour célébrer la paix retrouvée après la fin de la grande tourmente de 1914-1918.
 
Cet autel est surmonté d'un vitrail en trois parties représentant le Couronnement de la Très Sainte Vierge. Sa réalisation a été entamée par Arthur  Wybo  (celui qui a agrandi les vitraux du chœur)  en  juillet 1914 mais a été interrompue suite à la survenue de  la guerre.
   
L'artiste décédant quelques mois plus tard, c'est son frère Camille qui acheva le travail après la guerre et le vitrail fut placé en 1920.
 
La partie centrale représente à proprement parler la scène du couronnement. La Vierge est agenouillée, un angelot à ses pieds et deux autres lui posant la couronne sur la tête. Au-dessus de la couronne est dessinée la colombe symbolisant l'Esprit-Saint.   Latéralement, dans des niches, on distingue deux anges chanteurs statufiés tenant en main une partition.
 
La partie droite représente Dieu le Père assis sur un trône et coiffé d'une tiare. Il bénit la Vierge de la main  droite et sa main gauche tient un globe terrestre signifiant qu'Il est le maître du monde. A ses pieds se trouvent deux angelots et, de part et d'autre, dans des niches, deux anges musiciens statufiés. Enfin, la partie gauche, assez symétrique, montre le Christ également assis sur un trône, deux angelots à ses pieds et entouré de deux anges musiciens statufiés. Il bénit la Vierge de la main gauche et tient  à la main droite un bâton crucifère. On peut supposer que c'est pour une question de visibilité de la construction picturale qu'Il utilise sa main gauche pour bénir et non la droite comme de coutume.

La partie supérieure des trois vitraux est quasi identique à quelques nuances de couleur près.

L'ensemble donne une impression festive majestueuse puisque "tout le monde" est présent (Dieu le Père, le Christ, le Saint-Esprit et la Vierge) et on imagine l'ambiance musicale et chantée assurée par les anges.
 
Le tout laisse toutefois une impression fort chargée, n'en faisant pas, à mon sens, le plus beau vitrail de l'édifice.

Abordons  maintenant le bas-côté nord.

Les dix vitraux de ce bas-côté sont l'œuvre de Jean-Baptiste Capronnier, comme ceux du chœur, et datent de la même époque (vers 1870). Ils ont toutefois été à l'origine répartis de chaque côté de l'église car, jusqu'aux travaux de 1906, l'édifice comptait 5 grandes verrières dans chaque bas-côté. Lors de la restauration du début du siècle, ces grandes verrières ont été transformées en fenêtres géminées créant l'espace pour dix vitraux de chaque côté. Afin d'assurer une homogénéité artistique, les dix vitraux de Capronnier furent regroupés dans le bas-côté nord, ceux du bas-côté sud étant l'oeuvre d'un autre artiste, Gust Ladon.
 
Le premier vitrail illustre la Vierge Marie tenant dans ses bras l'Enfant Jésus, confirmé par l'inscription latine "Mater Dei Ora pro nobis" (Mère de Dieu, priez pour nous). Même sans cette indication, il était facile d'identifier le Christ, dont la tête est auréolée, et la Vierge, revêtue d'un manteau bleu comme le veut la tradition.  

Pourquoi cette couleur bleue réservée à la Vierge? Pour deux raisons. 

Symboliquement parce que c'est la couleur du ciel d'où elle veille sur le peuple chrétien. Mais pratiquement parce que le culte de la Vierge s'est fort développé à partir du XIIe siècle et qu'à cette époque (et dans les siècles suivants), le pigment bleu était obtenu à partir de la pierre lapis lazuli qui, broyée, donnait le pigment bleu outremer. Comme le nom l'indique, cette pierre venait de régions lointaines et était donc fort coûteuse: elle était aussi chère (voire plus) que l’or !

La couleur bleue était d'ailleurs très peu répandue dans les vêtements comme dans les œuvres d'art. Par conséquent, le bleu, comme l'or, fut réservé aux personnages les plus importants et c'est pour cette raison que le bleu a été choisi comme coloris pour le manteau de Marie.
 
Le vitrail voisin représente sainte Apolline comme l'indique la mention "Sancta Apollonia Ora pro nobis". Rappelons que notre église est consacrée à saint Nicolas et sainte Apolline. Des reliques cette dernière sont d'ailleurs en notre possession.
 
Apolline est une martyre décédée vers 250 dont le supplice consista à lui fracasser les dents et la mâchoire. Elle est donc représentée tenant de la main gauche la palme symbolisant les martyrs et de la main droite une tenaille dans les mors de laquelle se trouve une dent. Encore une fois, nous aurions pu l'identifier sans l'inscription!

 

Le vitrail suivant représente sainte Anne, comme l'indique le texte sous le vitrail: "Sancta Anna, Ora pro nobis". De sa main gauche, elle tient une jeune fille auréolée vêtue d'un manteau blanc semé d'étoiles d'or en qui on reconnaît sans peine la Vierge Marie, sainte Anne étant, d'après la tradition, la mère de la Vierge.

La représentation qui en est faite ici respecte tout à fait la coutume: en effet, elle tient de la main droite un livre nous montrant qu'elle apprend à lire à sa fille. Elle joue donc son rôle de maman qui est d'éduquer son enfant!

Ensuite, nous découvrons saint Vincent de Paul, personnage plus récent (1581-1660), également mentionné sous le vitrail: "Sancte Vicenti a Paulo, Ora pro nobis".

Il est représenté dans sa tenue traditionnelle de curé (soutane, col blanc et petit chapeau noir), tient un enfant dans ses bras et deux autres sont à ses pieds.

La vie de Vincent est marquée par son souci constant de charité dans une France qui connaît une profonde misère. C'est pourquoi il fonde en 1617, avec l'aide Louise de Marillac, l'ordre des Dames de la Charité qu'on appellera plus tard les soeurs de saint Vincent de Paul.

Petit à petit, il parviendra à convaincre la noblesse de partager quelque peu sa fortune avec les plus déshérités. Il sera ensuite préoccupé par la misère enfantine et le nombre élevés d’orphelins, raison pour laquelle il crée l'œuvre des Enfants trouvés en 1638.

Nous avons ainsi les deux aspects pour lesquels il est connu: l'aide aux enfants (et donc ils sont toujours représentés avec lui) et la charité publique puisque, aujourd'hui encore, l'œuvre de saint Vincent de Paul existe dans les paroisses dans le but de venir en aide aux gens dans le besoin.

Le vitrail suivant est plus mystérieux et demande des recherches plus complexes. Il présente un personnage féminin mais l'inscription qui le souligne n'indique que les lettres SR. Il faut se rappeler que tous les vitraux de ce bas-côté nord ont été installés en 1869 sous le pastorat de l'abbé Jean-Baptiste Chevalier (dont nous avons déjà parlé en évoquant le vitrail du chœur consacré précisément à Jean- Baptiste).

Or, ce prêtre est originaire de Saintes, près de Tubize, paroisse dont la patronne est sainte Renelde. C'est donc en hommage à son curé que la paroisse de La Hulpe décide de dédier un de ses vitraux à sainte Renelde dont le culte est par ailleurs assez local.

Sainte Renelde est de noble extraction: elle est la fille d'un certain Witger et de sainte Amalberge(!) qui ne vous disent sans doute rien mais, plus connue, elle est la sœur de sainte Gudule! Or, tout comme sa soeur, Renelde refuse tout mariage princier et décide de consacrer sa vie à Dieu. Au décès de ses parents, elle effectue le pèlerinage en Terre sainte. A son retour, elle continue une vie de sacrifices et de piété et est massacrée par les Huns (qui envahissent nos régions) en 680. Ses reliques et sa châsse sont toujours conservées dans l'église de Saintes où se déroule chaque année une procession solennelle appelée "Le Grand Tour". Le vitrail placé dans notre église résume parfaitement ces éléments biographiques. Tout d'abord, elle porte tous les attributs du pèlerin: le chapeau, la besace et le bâton garni d'une gourde. Notez que son chapeau n'est pas orné de la coquille saint Jacques car le pèlerinage de Compostelle est largement postérieur à celui de Renelde en Terre sainte.

De plus, détail qui maintenant s'explique, elle foule au pied une couronne, montrant par là qu'elle rejette toute vie noble et luxueuse, bien qu'elle fût à sa portée, pour se consacrer à Dieu.

De l'autre côté de la chaire de vérité, nous découvrons un vitrail tout aussi difficile à interpréter. Il montre une bergère gardant son troupeau de moutons et tenant à la main le bâton du berger, la houlette, servant à rattraper les bêtes qui s'écarteraient du droit chemin.

Il s'agit de sainte Germaine Cousin (1579-1601), originaire de Pibrac. Si ce vitrail d'une sainte assez peu connue se trouve ici, c'est parce que le curé Chevalier en reçut les reliques de Monseigneur Despret, archevêque de Toulouse (diocèse dont dépend Pibrac), le 16 septembre 1871 par l'intermédiaire de la Comtesse de Saint-Phalle, fille du baron De Man d'Altenroode, ami du curé.  Ces reliques sont bien entendu toujours conservées dans notre église.

Germaine Cousin perdit sa mère fort jeune et son père se remaria avec une femme qui était plus qu'acariâtre et maltraitante à son égard. C'est pourquoi elle demanda à son père l'autorisation de garder les moutons afin de se soustraire autant que possible à sa belle-mère, ce qui nous explique la façon de la représenter. Elle logeait dans un abri de fortune où on la retrouva un jour morte, à peine âgée de 22 ans.

Le problème est que ce vitrail est sous-titré des lettres "SM"! Que peut bien vouloir dire ce "M" énigmatique? La seule sainte féminine dont le nom commence par "M" et qui est représentée avec des moutons et une houlette également est sainte Marguerite. Dès lors, la seule explication que j'entrevois est qu'il s'agit d'une erreur du maître verrier qui a cru à une représentation de sainte Marguerite, celle-ci étant bien plus connue que sainte Germaine Cousin... Si quelqu'un a une autre hypothèse, elle est la bienvenue...

En conclusion, pour parfaire votre culture générale, sachez que la houlette, ce bâton utilisé par le berger pour ramener les égarés, est à l'origine de la crosse de l'évêque qui est le pasteur dont la charge est de garder le troupeau des fidèles...

Nous découvrons à présent un vitrail consacré à saint Joseph comme il est mentionné en-dessous: "Sancte Joseph Ora pro nobis".

Il est barbu comme le veut la tradition et tient de la main gauche, par l'épaule, son fils Jésus qui bénit les "regardants" de la main droite.

Il est souvent représenté avec les outils du charpentier, son métier, mais ce n'est pas le choix qui a été fait ici où l'artiste a préféré le montrer tenant à la main une branche de lis, symbole de pureté, rappelant par là que son mariage avec Marie n'a pas été consommé.

Saint Joseph disparaît assez rapidement des Evangiles. Lorsque Jésus a 12 ans, il monte à Jérusalem avec ses parents pour la fête de Pâques et y reste à leur insu. Ils reviennent le chercher et le retrouvent au bout de trois jours, assis parmi les docteurs dans le temple, en lui faisant part de leur inquiétude de "parents". C'est la dernière fois que Joseph est évoqué dans l'Evangile, ensuite il n'est plus jamais cité. Il n'est d'ailleurs déjà plus présent aux Noces de Cana.

De par son rôle de père nourricier, Joseph est le patron des familles ainsi que des artisans.

A la demande de Charles II, roi d'Espagne, le pape Innocent XI le nomme également patron de la Belgique en 1679.

Le vitrail suivant nous montre saint Paul comme indiqué: "Sancte Pauli Ora pro nobis".

Né à Tarse en Cilicie (aujourd'hui en Turquie) vers 5 ou 6 après le Christ, il part vers l'âge de 12 ans à Jérusalem pour parfaire son éducation. Connu sous le nom de Saül, il devient un pharisien particulièrement acharné à la persécution des premiers chrétiens, ce pourquoi il est représenté tenant une épée de la main droite. On dit qu'il assista, sans toutefois y participer activement, à la lapidation de saint Etienne.

Aux environs de l'an 37, en route vers Damas, réputée pour abriter de nombreux adeptes de la nouvelle religion, il est précipité en bas de son cheval et le Christ ressuscité lui apparaît en lui demandant de cesser ses persécutions. Il perd la vue à cette occasion.

Trois jours plus tard, à Damas, un certain Ananie lui rend la vue au nom du Seigneur. Converti, il portera dorénavant le nom de Paul et parcourra la Méditerranée pour porter la bonne parole.

Ses nombreux écrits font qu'il sera aussi souvent représenté tenant un livre à la main. Il est décapité à Rome en 67. Aujourd'hui, certains de ses textes sont contestés notamment à propos de ses considérations au sujet des femmes pour lesquelles le Christ avait marqué beaucoup plus de respect et de sollicitude.

Nous voici à présent devant le vitrail consacré à saint Hubert, toujours indiqué en-dessous: "Sancte Huberti Ora pro nobis".

Il montre l'attirail du parfait chasseur passionné qu'il était: une lance à la main gauche, des chausses, une besace et un cor de chasse à la ceinture. Hubert était issu de la noblesse franque et contemporain de Pépin de Herstal. La chasse l'obsédait tellement qu'il manquait à tous ses devoirs et qu'il décida même de partir exercer son sport favori un vendredi saint, jour où personne ne voulut l'accompagner. Soudain lui apparut un cerf crucifère (représenté dans le vitrail à sa droite), c'est-à- dire porteur d'un crucifix entre ses bois. Il ne parvint pas à le rattraper et lorsqu'il fut épuisé, le cerf, qui était le Christ, s'approcha de lui pour l'admonester et lui enjoindre d'avoir dorénavant une vie plus pieuse. Il lui ordonna de se rendre à Liège pour succéder à l'évêque Lambert quand celui-ci viendrait à décéder.

Hubert lui obéit et entreprit alors d'évangéliser nos régions. En 727, il se rend à Heverlée (près de Louvain) pour consacrer une église. Il est soudain pris de fièvre et on le transporte à Tervueren où il possédait une maison. Le 30 mai, soit 6 jours plus tard, il y décède. Saint-Hubert a donc perdu la vie à quelques kilomètres de notre église!

Il est enterré à Liège mais, en 825, ses reliques sont transférées au monastère d'Andage, en Ardenne, qui prendra dès lors le nom de Saint- Hubert. Cette petite ville est toujours aujourd'hui réputée pour être la capitale de la chasse et ses sonneurs de trompe viennent chaque année animer la messe le jour du marché de Noël.

Le vitrail suivant représente comme il est écrit "Sancta Magdalena Ora pro nobis" soit sainte Madeleine ou plus exactement Marie-Madeleine.

Les Evangiles ne sont pas très clairs à son sujet car ils parlent de plusieurs Marie et les auteurs discutent toujours pour savoir si ce sont des personnes différentes ou s'il s'agit de la même.

Ce qui est sûr, c'est qu'elle issue d'une famille fortunée et qu'elle possède la forteresse de Magdala d'où son nom de Marie de Magdala, la Magdaléenne ou Marie-Madeleine.

C'est la femme la plus importante des Evangiles après la Vierge Marie. Elle porte un riche manteau rouge, couleur de passion dans tous les sens du terme, et tient un crucifix à la main. Elle est présente à la crucifixion du Christ, à son ensevelissement et est la première personne à qui celui-ci apparaît après sa Résurrection. D'aucuns lui attribuent même des sentiments amoureux pour le Seigneur mais ceci est un autre débat...

La légende la fait accoster en France, aux saintes Marie de la mer, et ses reliques auraient été transférées à Vézelay où, dans une crypte, sa chapelle fait face à celle consacrée au Christ et ce dans une ambiance troublante...

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